
There was a tangible sense of depression in the air in France in the aftermath of Sarkozy’s victory. It is often said that unexpected blows are the worst, but expected ones sometimes prove debilitating in a different way. It can be oddly dispiriting when an election is won by the candidate who has led in the opinion polls from the start, just as when the favourite horse wins the race; anyone with the slightest feeling for a wager, a risk, an exception or a rupture would rather see an outsider upset the odds. Yet it could hardly have been the bare fact of Nicolas Sarkozy as President that seemed to come as such a disorientating blow to the French left in the aftermath of May 2007. Something else was at stake—some complex of factors for which ‘Sarkozy’ is merely a name. How should it be understood?

3. François Jullien Lecture ou projection :
Comment lire (autrement) Wang Fuzhi ?
Qui se risque à publier un livre doit accepter de jouer le jeu
jusqu'au bout. En particulier, accepter que le lecteur puisse trouver
autre chose que ce
qu'on a voulu y mettre, puisse lire autrement — i.e. à
partir de lui — ce qu'on a voulu y dire. Gardons-nous d'oublier
que c'est aussi ce que
nous avons fait nous-mêmes, en tant que lecteurs, par rapport aux
livres dont nous sommes partis et qui nous ont donné à
réfléchir. Cette dépossession
de son travail, sa transformation à travers d'autres
perspectives, sont légitimes, même si l'on s'y sent
« incompris », car c'est par elles
que se fait effectivement l'échange, qu'une « vie » intellectuelle existe.
C'est pourquoi, en règle générale, à la
lecture des critiques d'autrui — et même quand celles-ci ne
me paraissent pas justifiées — je me garde
d'intervenir. Tout autre est le cas que constitue la critique de mon
essai, Procès ou création, présentée dans
ces pages par Jean-François Billeter. Je ne
lui reproche pas d'avoir interprété autrement que je le
souhaitais ma propre interprétation de Wang Fuzhi et de la
pensée chinoise, mais je lui reproche
de le faire au nom d'une interprétation de Wang Fuzhi qu'il
impose catégoriquement comme la seule véritable ; je ne
lui reproche pas de ne
pas être d'accord avec ma façon de concevoir le
comparatisme, mais de le faire au nom d'une autre qu'il juge —
péremptoirement, à mon avis
— la seule possible. Le dogmatisme, au lieu d'inciter à la
réflexion, la stérilise. Il appauvrit notre
compréhension de Wang Fuzhi et bloque le
travail de la comparaison. Et c'est pourquoi, en ce cas-ci, je juge nécessaire de réagir et lui réponds.
Pour ne pas lasser le lecteur d'Études chinoises, je ferai cette
réponse de la façon la plus brève qu'il m'est
possible ; et plutôt que de donner
dans le genre de la pointe ou de l'insinuation, je
préfère un débat sérieux où
défendre ouvertement mes positions.
1. Hlogismes et critique d'intentions Ma première observation
à l'adresse de J.-F. Billeter tient aux illogismes sur lesquels
se fonde son argumentation
ainsi qu'aux intentions qu'il me prête pour mieux étayer
sa thèse. Son article est bâti, en effet, à partir
de l'opposition qu'il érige, de
façon diamétrale, entre un « Éloge, du point
de vue du lecteur sinologue »et une « Critique, du point de
vue non sinologique ». Or, d'abord, on peut
se demander si J.-F. Billeter est dans la meilleure position pour
concevoir une critique « du point de vue non sinologique »,
lui qui insiste tant, dans
ces mêmes pages (cf. 124-125), sur la complète
transformation de soi (non seulement de sa façon de voir mais
aussi de ses manières de « sentir »
et d'« agir ») qu'implique l'apprentissage sinologique :
comment J.-F. Billeter peut-il soudain s'abstraire, par enchantement,
de l'itinéraire
subjectif qui l'a tant affecté et se mettre directement à
la place de l'autre (le non sinologue qu'il n'est plus) pour
décider de ce qui convient à celuici2
? Ensuite, et surtout, on ne peut opposer ainsi les points de vue du
sinologue et du non sinologue sans être conduit à se
contredire (à moins
qu'il s'agisse de pure érudition sinologique,
réservée aux spécialistes, ce que mon livre n'est
pas). Si mon effort est d'essayer de rendre compte
d'une pensée philosophique, dans son travail propre, il vaut
indifféremment pour tous ceux qui s'intéressent à
cette pensée, qu'ils soient sinologues
ou non (la différence ne concerne que le degré
d'explicitation requis). Il n'est donc logiquement pas admissible
d'affirmer à la fois, comme le fait
J.-F. Billeter, que j'ai donné « une excellente
synthèse de la philosophie de Wang Fuzhi (...) dans laquelle
tout se met en place de manière naturelle »,
que j'ai « introduit au coeur d'une pensée ample, etc..
» (p. 102), et, d'autre part, que je « devais »
impérativement suivre une tout autre voie (c'est
lui qui souligne) si je voulais « vraiment faire comprendre Wang
Fuzhi à [mon] lecteur » (p. 109). De telles formulations,
à quelques pages de
distance, sont incompatibles.
Je sais bien que l'appréciation d'un ouvrage passe
traditionnellement par ces phases alternées de l'éloge et
de la critique. Mais il faut que l'éloge
et la critique portent sur des points différents. Or, ici, un
seul point est en question, celui de faire comprendre, dans sa logique
propre, un mode
de représentation qui est différent du nôtre. On ne
peut à la fois dire, selon les termes de J.-F. Billeter, que
j'ai apporté « une aide nouvelle et précieuse
»
pour que « nous comprenions dans ses ressorts intimes l'univers
que nous opposons au nôtre » (p. 96) et juger d'avance que
le lecteur non sinologue
ne pourra en profiter.
Ce qui nous conduit à l'autre illogisme sur lequel repose
l'argumentation de J.-F. Billeter : démontrer un «
échec » (de ce livre auprès du public
non sinologue) qui « risque » seulement d'arriver (p. 103).
Puisqu'il n'est pas certain de ce fait à venir (il le dit
lui-même), comment peut-il le prouver
dès à présent ? Ou encore, comment peut-on
démontrer aussi catégoriquement quelque chose qui
demeure, en tout état de cause, purement
hypothétique ? D'un point de vue philosophique, cela me
paraît aussi contestable que toutes les preuves «
apodictiques » du salut...


Osaka — Im havarierten japanischen Atomkraftwerk Fukushima 1 soll an diesem Wochenende die Stromversorgung an allen sechs Reaktoren wieder in Gang gesetzt werden. An den Reaktoren 1, 2, 5 und 6 soll die Stromversorgung heute wieder hergestellt werden, am Sonntag sollen die Reaktoren 3 und 4 wieder ans Stromnetz angeschlossen werden, wie ein Vertreter der Behörde für Atomsicherheit mitteilte.
Die Betreibergesellschaft Tepco teilte mit, die Stromversorgung im Eingangsbereich des Atomkraftwerks sei wiederhergestellt worden. Dies sei ein wichtiger Schritt bei dem Versuch, die Kühlsysteme der Reaktoren bald möglichst bald wieder in Gang zu bringen.
Die Reaktoren waren bei dem starken Erdbeben am 11. März automatisch abgeschaltet worden. Die durch den nachfolgenden Tsunami verursachten Schäden stoppten jedoch die Stromversorgung und damit die Kühlsysteme für die radioaktiven Brennstäbe in den Reaktorkernen und Abklingbecken. Wenn die Kühlsysteme nicht wieder in Gang gebracht werden, drohen eine Kernschmelze und eine lebensbedrohliche radioaktive Strahlung.
Um mögliche Wasserstoffexplosionen an den Reaktoren 5 und 6 zu verhindern, ließ Tepco Löcher in die Dächer der Reaktorgebäude bohren. Ingenieure hätten jeweils drei Löcher von drei bis 7,5 Zentimetern in die Dächer getrieben, teilte ein Sprecher mit. An den Reaktoren 1, 2 und 3 hatten Wasserstoffexplosionen zum Teil erhebliche Schäden verursacht.
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